Défiscaliser en plaçant mon épargne
Les dispositifs fiscaux sont nombreux, techniques et parfois mal appréhendés. Au-delà des avantages affichés, ce sont surtout les conditions d’application, les obligations déclaratives et les risques d’erreur qui nécessitent une réelle expertise. Faute de clarté ou de temps, beaucoup d’investisseurs repoussent leurs décisions et se retrouvent, quelques années plus tard, dans une situation fiscale inchangée.
Nous sommes convaincus qu’une optimisation fiscale efficace ne peut être ni ponctuelle ni standardisée. Réduire son imposition suppose une stratégie patrimoniale construite dans la durée, intégrant la situation personnelle, les revenus, les projets et une sélection rigoureuse des dispositifs réellement adaptés.
Le Plan d’Épargne Retraite (PER)
Un levier fiscal puissant au service d’une stratégie de long terme
Le Plan d’Épargne Retraite s’est imposé comme l’un des outils centraux de l’optimisation fiscale pour les contribuables fortement imposés. Sa logique est simple : transformer une partie de l’impôt en épargne longue, tout en préparant un complément de revenus pour la retraite.
Le PER permet de déduire les versements effectués du revenu imposable, dans des plafonds définis par la loi. Cette mécanique est particulièrement efficace lorsque le taux marginal d’imposition est élevé. Concrètement, une partie de l’effort d’épargne est financée par l’économie d’impôt générée, ce qui améliore significativement la performance nette du placement.
Contrairement aux anciens dispositifs qu’il a remplacés, le PER offre une souplesse accrue. Il permet, sous conditions, des sorties anticipées (notamment pour l’acquisition de la résidence principale) et laisse le choix, au moment de la retraite, entre une sortie en capital, en rente, ou un mix des deux. Cette flexibilité en fait un outil adaptable à des trajectoires de vie et de revenus très différentes.
Les différentes formes de PER
Il existe aujourd’hui trois grandes catégories de Plan d’Épargne Retraite, chacune répondant à des objectifs spécifiques.
Le PER individuel (PERin) s’adresse aux particuliers, salariés ou indépendants. Il a succédé aux anciens PERP et contrats Madelin. Les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable dans la limite de 10 % des revenus professionnels, avec un plafond annuel fixé par la réglementation. Les plafonds non utilisés peuvent être reportés sur plusieurs années, ce qui permet de lisser des revenus élevés ou irréguliers.
Les PER d’entreprise, quant à eux, se déclinent en deux formats :
– le PER collectif, accessible à l’ensemble des salariés, souvent alimenté par l’épargne salariale et les abondements de l’employeur ;
– le PER obligatoire, réservé à certaines catégories de salariés, avec des cotisations imposées par l’entreprise.
Ces dispositifs offrent des avantages fiscaux et sociaux tant pour le salarié que pour l’entreprise, et constituent un outil de rémunération différée particulièrement efficace.
Lecture patrimoniale : quand le PER est pertinent
Le PER n’est pas un produit universel. Il prend tout son sens lorsque l’imposition actuelle est significativement plus élevée que celle anticipée à la retraite, ou lorsque l’objectif est de lisser une fiscalité élevée sur plusieurs années.
Il est particulièrement adapté :
– Aux cadres et dirigeants soumis à une forte pression fiscale,
– Aux professions libérales et indépendants,
– Aux contribuables disposant de revenus irréguliers ou exceptionnels.
En revanche, une utilisation automatique ou mal calibrée peut générer des rigidités inutiles. La fiscalité à la sortie, les frais du contrat, la qualité de la gestion financière et l’articulation avec les autres enveloppes patrimoniales doivent être analysées avec soin.
Points de vigilance essentiels
Avant d’investir via un PER, plusieurs éléments doivent être examinés avec attention.
La structure des frais, tout d’abord, qui peut peser lourdement sur la performance à long terme.
La qualité des supports d’investissement et de la gestion proposée, ensuite, car l’horizon long du PER amplifie les écarts de performance.
Enfin, les modalités de sortie, notamment les options de liquidation et leurs conséquences fiscales.
Un PER bien structuré et correctement piloté peut devenir un véritable outil de stratégie patrimoniale. À l’inverse, un PER mal choisi peut se transformer en contrainte.
L’assurance-vie
L’outil patrimonial central pour piloter la fiscalité dans le temps
L’assurance-vie occupe une place singulière dans la gestion de patrimoine française. Ce n’est ni un simple produit d’épargne, ni un outil exclusivement fiscal, mais une enveloppe patrimoniale polyvalente, capable d’accompagner une stratégie d’investissement, de revenus et de transmission sur le long terme.
Sur le plan fiscal, l’assurance-vie bénéficie d’un régime particulièrement favorable. Les gains ne sont imposés qu’en cas de rachat, et selon une fiscalité dégressive dans le temps. Après huit ans, l’assuré bénéficie d’un abattement annuel sur les intérêts (4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple), puis d’une imposition allégée, ce qui en fait un support privilégié pour organiser des revenus complémentaires faiblement fiscalisés.
En matière de transmission, l’assurance-vie constitue un outil incontournable. Les capitaux transmis bénéficient d’un régime successoral distinct du droit commun, avec une exonération très significative dans certaines limites, permettant de transmettre un capital important dans un cadre fiscal maîtrisé.
Lecture patrimoniale
L’assurance-vie est particulièrement adaptée :
– à la constitution et à la gestion d’un capital long terme,
– à l’organisation de revenus complémentaires,
– à la transmission du patrimoine dans un cadre fiscal optimisé.
Son efficacité repose toutefois sur la qualité du contrat, l’architecture financière proposée, la sélection des supports et la cohérence avec les autres enveloppes patrimoniales.
Points de vigilance
Tous les contrats d’assurance-vie ne se valent pas. Les écarts de performance à long terme sont souvent liés :
– à la structure des frais,
– à l’accès réel à une architecture ouverte,
– à la qualité de la gestion financière et à la capacité d’arbitrage.
Une assurance-vie mal sélectionnée peut neutraliser une grande partie de son avantage fiscal. À l’inverse, un contrat haut de gamme, bien piloté, devient un véritable socle patrimonial.
L’approche LUMA
Chez Luma Gestion Privée, l’assurance-vie n’est jamais abordée comme un produit standard. Nous sélectionnons des contrats offrant une véritable liberté d’allocation, une transparence totale sur les frais et une capacité d’adaptation aux patrimoines exigeants.
Le Private Equity
Investir dans l’économie réelle et structurer la performance sur le long terme
Le private equity consiste à investir au capital d’entreprises non cotées afin d’accompagner leur développement, leur transformation ou leur transmission. Longtemps réservé aux investisseurs institutionnels et aux grandes fortunes, il est aujourd’hui accessible, sous conditions, à une clientèle patrimoniale avertie.
Ce type d’investissement s’inscrit par nature dans une logique de temps long, avec des horizons généralement compris entre cinq et dix ans. En contrepartie d’une liquidité limitée et d’un risque économique réel, le private equity offre un potentiel de performance supérieur à celui des marchés cotés, à condition d’une sélection rigoureuse des équipes de gestion.
Private equity et fiscalité
Dans certains cas, le private equity peut également s’inscrire dans une logique d’optimisation fiscale, notamment via des fonds éligibles à des mécanismes de réduction d’impôt comme les FCPI ou FIP, qui ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 18 % des montants investis, dans des plafonds définis par la réglementation.
Il existe également des déclinaisons spécifiques, notamment outre-mer, bénéficiant de régimes fiscaux renforcés, en contrepartie d’une durée de blocage plus longue et de contraintes supplémentaires. Ces dispositifs doivent être abordés avec méthode et prudence.
Lecture patrimoniale
Le private equity s’adresse à des investisseurs :
– disposant d’un patrimoine déjà structuré,
– capables d’accepter une immobilisation longue des capitaux,
– recherchant une diversification réelle et une exposition à l’économie non cotée.
Il ne constitue jamais un placement de court terme ni un support de trésorerie.
Points de vigilance
La réussite d’un investissement en private equity repose avant tout sur :
– la qualité des équipes de gestion,
– la cohérence de la stratégie d’investissement,
– la maîtrise des frais, souvent plus élevés que sur les supports traditionnels.
Les performances passées ne préjugent jamais des performances futures, et l’alignement d’intérêts entre investisseurs et gérants est un critère essentiel.
L’approche LUMA
Chez Luma Gestion Privée, le private equity est envisagé comme une brique stratégique de diversification, intégrée dans une allocation globale. Nous sélectionnons des fonds spécialisés, avec des équipes expérimentées et une gouvernance exigeante, en veillant à ce que chaque investissement serve une logique patrimoniale claire.
Les Groupements Forestiers d’Investissement (GFI)
Investir dans la forêt en combinant diversification patrimoniale et avantages fiscaux
Les Groupements Forestiers d’Investissement (GFI) permettent d’investir indirectement dans le foncier forestier via une structure collective gérée par une société spécialisée. L’investisseur détient des parts de GFI, lesquelles représentent une quote-part de forêts exploitées durablement, principalement en France ou en Europe.
À la différence d’un investissement forestier en direct, le GFI offre une gestion mutualisée, un accès simplifié à la classe d’actifs et une diversification géographique et sylvicole difficile à obtenir individuellement.
Un actif réel, décorrélé des marchés financiers
La forêt est un actif tangible, historiquement peu corrélé aux marchés financiers. Sa valorisation repose sur le temps long, la rareté du foncier et la valorisation progressive du bois. Les revenus issus de l’exploitation restent modérés, mais la stabilité patrimoniale constitue le cœur de l’intérêt du placement.
Le GFI s’inscrit donc dans une logique de diversification patrimoniale défensive, complémentaire des actifs financiers traditionnels.
Une fiscalité attractive et encadrée
Les GFI bénéficient du régime fiscal applicable aux investissements forestiers, notamment dans le cadre du dispositif DEFI-Forêt.
Les principaux avantages fiscaux sont les suivants :
– Réduction d’impôt sur le revenu de 18 % des sommes investies
– Plafond de dépenses retenues :
5 700 € pour une personne seule
11 400 € pour un couple soumis à imposition commune
L’économie d’impôt maximale est donc de 1 026 € pour une personne seule et 2 052 € pour un couple.
En complément, les parts de GFI peuvent bénéficier :
– d’une exonération d’IFI à hauteur de 75 % sous conditions,
– d’un abattement de 75 % sur les droits de donation et de succession, sous réserve d’un engagement de conservation.
Horizon et liquidité
L’investissement en GFI doit être envisagé sur un horizon long, généralement supérieur à 8 ans. La liquidité existe, mais elle reste limitée et dépend du marché secondaire des parts. Ce placement ne convient donc pas à une logique de court terme ou de trésorerie.
Pour quels profils ?
Les GFI s’adressent principalement :
– aux investisseurs disposant d’un patrimoine déjà structuré,
– aux contribuables soumis à l’IFI ou préparant une transmission,
– à ceux qui recherchent un actif réel, durable et peu volatil.
L’avantage fiscal constitue un complément, jamais la justification unique de l’investissement.
L’approche LUMA
Chez Luma Gestion Privée, les GFI sont intégrés comme une brique patrimoniale de diversification. Nous portons une attention particulière à la qualité des forêts détenues, à la société de gestion, aux frais et à la cohérence de l’investissement avec votre stratégie globale.
Les Groupements Fonciers Viticoles (GFV)
Investir dans le vignoble en conjuguant patrimoine, diversification et fiscalité
Les Groupements Fonciers Viticoles (GFV) permettent d’investir indirectement dans le foncier viticole en devenant propriétaire de parts représentant des vignes louées à un exploitant professionnel. L’investisseur ne gère ni la production ni la commercialisation du vin : il détient le foncier, confié à un viticulteur via un bail rural de long terme.
Le GFV donne ainsi accès à un actif patrimonial rare et tangible, historiquement résilient, difficilement accessible en direct sans expertise ni capitaux importants.
Un actif patrimonial de long terme
Le foncier viticole repose sur des fondamentaux solides : rareté des terres, ancrage territorial fort, valorisation progressive des appellations et stabilité de la demande. Les revenus distribués par les GFV restent généralement modestes, mais la logique première est patrimoniale, non spéculative.
Le GFV s’inscrit dans une approche de diversification patrimoniale qualitative, souvent recherchée par des investisseurs sensibles à la dimension réelle et culturelle de leurs actifs.
Fiscalité du GFV : un cadre incitatif mais encadré
Les GFV bénéficient d’un régime fiscal proche de celui des groupements forestiers, dans le cadre du dispositif DEFI.
Les principaux avantages sont les suivants :
– Réduction d’impôt sur le revenu de 18 % du montant investi
– Plafond des versements retenus :
5 700 € pour une personne seule
11 400 € pour un couple soumis à imposition commune
L’économie d’impôt maximale est donc de 1 026 € (célibataire) ou 2 052 € (couple).
En complément, les parts de GFV peuvent bénéficier :
– d’une exonération partielle d’IFI à hauteur de 75 %, sous conditions,
– d’un abattement de 75 % sur les droits de donation et de succession, sous réserve d’un engagement de conservation.
Les revenus perçus (fermages) sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers, avec la possibilité d’opter pour le régime réel selon la situation de l’investisseur.
Horizon d’investissement et liquidité
Un investissement en GFV doit être envisagé sur un horizon long, généralement 8 à 12 ans. La liquidité des parts existe, mais elle reste limitée et dépend du marché secondaire et de l’attractivité du domaine viticole concerné.
Le GFV n’est donc pas adapté à une logique de liquidité immédiate ou de rendement élevé à court terme.
Pour quels profils ?
Les GFV s’adressent particulièrement :
– aux investisseurs disposant déjà d’un patrimoine structuré,
– aux contribuables souhaitant diversifier vers des actifs réels,
– aux personnes sensibles à la transmission patrimoniale et à la fiscalité successorale,
– à ceux qui recherchent un placement à dimension patrimoniale et culturelle.
L’avantage fiscal constitue un complément, jamais l’unique justification de l’investissement.
Le Girardin industriel
Le Girardin industriel est un dispositif de réduction d’impôt immédiate permettant d’investir dans le financement de matériel productif exploité par des entreprises situées en outre-mer. En contrepartie, l’investisseur bénéficie d’une réduction d’impôt calculée et généralement comprise entre 10 % et 15 % de la somme investie, imputable dès l’année suivante.
Il s’agit d’un mécanisme dit one shot : l’investissement n’a pas vocation à être récupéré, l’intérêt réside exclusivement dans l’économie d’impôt générée à court terme.
Exemple concret
Un contribuable investit 18 000 € dans une opération Girardin industriel.
Il bénéficie l’année suivante d’une réduction d’impôt comprise entre 19 800 € et 20 700 €, selon le montage retenu.
Économie d’impôt : jusqu’à 20 000 €
Effort réel : 18 000 € investis (capital non récupéré)
Avantage fiscal net : positif
À retenir
Le Girardin industriel s’adresse principalement aux foyers fortement imposés, notamment en présence de primes, bonus ou revenus exceptionnels. Son efficacité repose sur une sélection extrêmement rigoureuse de l’opération et de l’opérateur, les conditions d’exploitation devant être strictement respectées pour sécuriser l’avantage fiscal.
Chez Luma Gestion Privée, ce dispositif est utilisé de manière ciblée, encadrée et uniquement lorsqu’il s’intègre de façon cohérente dans une stratégie patrimoniale globale.
Les FCPI – Fonds Communs de Placement dans l’Innovation
Investir dans l’innovation tout en bénéficiant d’un avantage fiscal encadré
Les Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) permettent d’investir dans des entreprises innovantes non cotées, principalement des PME françaises ou européennes développant des technologies, services ou usages à fort potentiel. En contrepartie de ce soutien à l’innovation, l’investisseur bénéficie d’un avantage fiscal significatif, sous réserve d’un engagement de détention dans le temps.
Le FCPI donne ainsi accès au capital-risque, une classe d’actifs historiquement réservée aux investisseurs institutionnels, tout en intégrant une dimension fiscale destinée à compenser le niveau de risque assumé.
Un investissement orienté croissance, par nature risqué
Les entreprises financées par les FCPI sont, par définition, jeunes, en phase de développement et peu liquides. Leur potentiel de croissance peut être élevé, mais l’aléa économique est réel, avec un risque de perte en capital partielle ou totale.
Le FCPI s’inscrit donc dans une logique de diversification dynamique, à intégrer de manière mesurée dans un patrimoine déjà structuré, et jamais comme un placement de cœur de portefeuille.
Fiscalité des FCPI : un avantage à l’entrée
Les FCPI ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 18 % du montant investi, dans les plafonds suivants :
– 12 000 € de versements retenus pour une personne seule
– 24 000 € pour un couple soumis à imposition commune
L’économie d’impôt maximale est donc de :
– 2 160 € pour une personne seule
– 4 320 € pour un couple
Cette réduction entre dans le cadre du plafonnement global des niches fiscales. En contrepartie, les parts doivent être conservées pendant une durée minimale, généralement comprise entre 6 et 10 ans, selon les fonds.
Les plus-values réalisées à la sortie sont exonérées d’impôt sur le revenu (hors prélèvements sociaux), sous réserve du respect de la durée de détention.
Horizon et liquidité
Un investissement en FCPI doit être envisagé sur un horizon long, sans possibilité de rachat anticipé. La liquidité est quasi inexistante avant l’échéance du fonds, ce qui implique une capacité à immobiliser le capital sur plusieurs années.
Ce placement n’est donc pas adapté à une gestion de trésorerie ou à un besoin de liquidité à court terme.
Pour quels profils ?
Les FCPI s’adressent principalement :
– aux contribuables fortement imposés souhaitant réduire leur impôt,
– aux investisseurs acceptant un niveau de risque élevé,
– à ceux qui souhaitent diversifier leur patrimoine vers l’innovation et l’économie réelle.
L’avantage fiscal ne doit jamais masquer la réalité économique du support : le FCPI reste un investissement de capital-risque.
L’approche LUMA
Chez Luma Gestion Privée, les FCPI sont utilisés comme une brique périphérique de diversification, jamais comme une solution standard. La sélection porte avant tout sur la qualité de la société de gestion, la cohérence de la stratégie d’investissement et la maîtrise des frais.
Les SOFICA
Investir dans la création audiovisuelle tout en optimisant sa fiscalité
Les SOFICA, sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel, permettent aux particuliers d’investir dans la production d’œuvres françaises via des capitaux privés. Ce dispositif, instauré par la loi du 11 juillet 1985, répond à un double objectif soutenir la création culturelle et offrir aux contribuables une réduction d’impôt significative dans un cadre strictement encadré par les pouvoirs publics.
Les SOFICA sont agréées chaque année après un processus de sélection rigoureux qui détermine les conditions de collecte et d’investissement. Les fonds sont ensuite investis soit directement dans la production d’œuvres cinématographiques ou audiovisuelles, soit au capital de sociétés spécialisées dans ce secteur.
Un avantage fiscal clairement identifié
L’investissement en SOFICA ouvre droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 30 % des sommes versées, dans la limite de 18 000 € par an et de 25 % du revenu net global. L’économie d’impôt maximale dans ce cadre est donc de 5 400 €.
Ce taux peut être porté à 36 %, soit une économie d’impôt pouvant atteindre 6 480 €, lorsque la SOFICA s’engage à financer une part significative de productions indépendantes. Il peut aller jusqu’à 48 %, correspondant à une réduction maximale de 8 640 €, lorsque les investissements sont orientés vers le développement et l’exportation d’œuvres audiovisuelles à l’international.
La réduction d’impôt est imputable au titre de l’année de souscription et s’inscrit dans le plafonnement global des niches fiscales.
Un investissement long et non liquide
Les parts de SOFICA doivent être conservées sur une durée longue, généralement comprise entre cinq et huit ans, parfois davantage selon le rythme d’exploitation des œuvres financées. Il n’existe pas de marché secondaire organisé, et la récupération du capital dépend des recettes générées par les productions soutenues
Lecture patrimoniale
La SOFICA est avant tout un outil fiscal et un investissement de conviction. Le rendement financier est incertain et ne constitue pas l’objectif principal. L’intérêt réside dans la réduction d’impôt obtenue, en contrepartie d’un engagement long et d’un risque assumé sur le capital.
Ce dispositif s’adresse à des contribuables fortement imposés, disposant d’un patrimoine déjà structuré, capables d’accepter une immobilisation durable et une visibilité limitée sur le capital final.
L’approche LUMA
Chez Luma Gestion Privée, les SOFICA sont utilisées de manière ciblée et mesurée. Elles ne constituent jamais une solution standard, mais un levier ponctuel intégré dans une stratégie globale d’optimisation fiscale et de diversification patrimoniale.
Chaque opération est analysée sous l’angle du cadre fiscal, de la qualité des soc
Ce que les patrimoines avertis intègrent toujours
Tout dispositif de défiscalisation implique un arbitrage. La question n’est jamais “combien d’impôt vais-je économiser”, mais à quel prix patrimonial.
Un bon investissement fiscal est celui qui reste acceptable même si l’avantage fiscal disparaît. Cette règle simple permet d’éviter la majorité des erreurs, et explique pourquoi les family offices utilisent ces dispositifs avec parcimonie.
Notre lecture
Les patrimoines les plus solides ne sont pas ceux qui paient le moins d’impôts, mais ceux qui maîtrisent leur fiscalité dans le temps. La défiscalisation est un outil tactique, jamais un pilier central.
Notre approche
Chez Luma Gestion Privée, chaque dispositif est analysé sous trois angles indissociables :
l’économie d’impôt réelle, le risque économique assumé, et la cohérence avec votre patrimoine global.
Notre rôle n’est pas de vous proposer des solutions “clé en main”, mais de transformer une contrainte fiscale en décision patrimoniale éclairée, durable et maîtrisée.
Nous assurons un suivi permanent pour ajuster votre stratégie en fonction des évolutions législatives.

